L'aide aux endeuillés vivant avec une déficience intellectuelle (suite)
Auparavant, les personnes affligées d'une déficience intellectuelle
étaient considérées âgées lorsqu'elles atteignaient l'âge de 35 ou 40
ans. Aujourd'hui, leur espérance de vie s'approche de celle du reste de
la population, et il n'est pas rare qu'elles vivent jusqu'à 60 ou 70
ans. Cette évolution a demandé bien des adaptations de la part de ceux
qui les entourent.
Les familles d'autrefois, en général plus stables, s'occupaient souvent elles-mêmes de leurs déficients en l'absence de services suffisamment élaborés. En raison de leur espérance de vie limitée, les handicapés pouvaient passer toute leur vie sous le même toit que leurs parents, puisqu'ils mouraient souvent avant eux. Avec l'avènement de soins plus accessibles, avec l'arrivée aussi d'intervenants mieux équipés pour comprendre les besoins des déficients, tout cela a changé. De nos jours, une personne déficiente a de bonnes chances de franchir au cours de sa vie les mêmes étapes que n'importe qui d'autre; elle risque donc fort d'avoir à affronter le deuil.
Les deuils et le deuil
Les personnes déficientes s'y connaissent en fait de «deuil», si l'on prend ce mot au sens large. Pour celles qui vivent en institution, il n'est pas rare d'assister au départ d'un intervenant qu'elles ont côtoyé pendant des années. Il arrive également qu'elles soient relogées, ou qu'elles voient un être cher dont elles partageaient la vie aller s'établir ailleurs. Toutes ces situations, si elles n'impliquent pas la mort d'un individu, peuvent néanmoins être la cause de profonds bouleversements dans la vie d'une personne déficiente, qui chaque fois doit faire le deuil d'une situation qu'elle connaissait bien et dans laquelle elle avait appris à être à l'aise.
Quand survient un deuil à la suite d'un décès, on comprend donc que les personnes déficientes soient sujettes à des émotions très profondes. Ce sera particulièrement le cas si la mort d'un être cher provoque d'importants changements dans l'organisation de la vie quotidienne.
Source: Entrevue avec Aline GOBEIL, psychologue aux centres de réadaptation Lisette-Dupras et Gabriel-Major. BREITENBACH, Nancy, Une saison de plus, Paris, Desclée de Brouwer, coll. "Handicaps", 1999.
Les familles d'autrefois, en général plus stables, s'occupaient souvent elles-mêmes de leurs déficients en l'absence de services suffisamment élaborés. En raison de leur espérance de vie limitée, les handicapés pouvaient passer toute leur vie sous le même toit que leurs parents, puisqu'ils mouraient souvent avant eux. Avec l'avènement de soins plus accessibles, avec l'arrivée aussi d'intervenants mieux équipés pour comprendre les besoins des déficients, tout cela a changé. De nos jours, une personne déficiente a de bonnes chances de franchir au cours de sa vie les mêmes étapes que n'importe qui d'autre; elle risque donc fort d'avoir à affronter le deuil.
Les deuils et le deuil
Les personnes déficientes s'y connaissent en fait de «deuil», si l'on prend ce mot au sens large. Pour celles qui vivent en institution, il n'est pas rare d'assister au départ d'un intervenant qu'elles ont côtoyé pendant des années. Il arrive également qu'elles soient relogées, ou qu'elles voient un être cher dont elles partageaient la vie aller s'établir ailleurs. Toutes ces situations, si elles n'impliquent pas la mort d'un individu, peuvent néanmoins être la cause de profonds bouleversements dans la vie d'une personne déficiente, qui chaque fois doit faire le deuil d'une situation qu'elle connaissait bien et dans laquelle elle avait appris à être à l'aise.
Quand survient un deuil à la suite d'un décès, on comprend donc que les personnes déficientes soient sujettes à des émotions très profondes. Ce sera particulièrement le cas si la mort d'un être cher provoque d'importants changements dans l'organisation de la vie quotidienne.
Source: Entrevue avec Aline GOBEIL, psychologue aux centres de réadaptation Lisette-Dupras et Gabriel-Major. BREITENBACH, Nancy, Une saison de plus, Paris, Desclée de Brouwer, coll. "Handicaps", 1999.
