L'aide aux enfants en deuil, en considération de leur âge (suite)
Les enfants posent des questions directes, au point où parfois, ils
peuvent blesser bien innocemment la sensibilité des adultes auxquels
ils s'adressent. Ils n'attachent pas nécessairement de contenu émotif à
leurs questions. Ils sont pragmatiques et prosaïques, puisque la mort
est un nouvel aspect d'un monde qu'ils sont en train de découvrir.
Leurs questions sont posées en dehors de toute sentimentalité et ils
attendent des réponses semblables. Quel que soit l'âge de l'enfant, il
importe, lorsqu'on lui parle de la mort, de répondre directement à ses
questions, c'est-à-dire de ne pas essayer de le ménager, mais bien de
l'accompagner dans son cheminement.
Les enfants n'envisagent pas la mort comme les adultes et, si l'on veut les épargner, il faut se souvenir que cela ne peut se faire de la même manière qu'avec des adultes. Par ailleurs, le fait de cacher des choses pour leur épargner des chagrins peut avoir l'effet contraire, car les enfants peuvent sentir qu'on ne leur dit pas toute la vérité et, plutôt que de les aider, cela peut ajouter à leur confusion. Par contre, il ne s'agit pas non plus de les devancer en répondant à des questions qu'ils n'ont pas posées. Globalement, la meilleure façon d'aider un enfant en période de deuil est sans doute de lui laisser la possibilité de nous guider par ses questions. Ce sont elles qui indiquent où il se situe face au décès et à la manière dont il vit le deuil.
Source: Liette Côté, psycho-éducatrice et intervenante en suivi de deuil.
Les enfants n'envisagent pas la mort comme les adultes et, si l'on veut les épargner, il faut se souvenir que cela ne peut se faire de la même manière qu'avec des adultes. Par ailleurs, le fait de cacher des choses pour leur épargner des chagrins peut avoir l'effet contraire, car les enfants peuvent sentir qu'on ne leur dit pas toute la vérité et, plutôt que de les aider, cela peut ajouter à leur confusion. Par contre, il ne s'agit pas non plus de les devancer en répondant à des questions qu'ils n'ont pas posées. Globalement, la meilleure façon d'aider un enfant en période de deuil est sans doute de lui laisser la possibilité de nous guider par ses questions. Ce sont elles qui indiquent où il se situe face au décès et à la manière dont il vit le deuil.
Source: Liette Côté, psycho-éducatrice et intervenante en suivi de deuil.
