Le deuil d'un enfant décédé à la suite d'une disparition (suite)
Il est toujours préférable de leur annoncer la disparition d'une façon
claire, sans escamoter d'étapes : « on ne sait pas où il est, on le
recherche, mais on ne le retrouve pas ». Autrement dit, présenter la
vérité sans laisser place à la pensée magique : « il sera là demain ;
il reviendra bientôt ». Si les enfants posent des questions - sur
l'éventualité d'un décès, par exemple - il faut leur répondre
franchement, mais il n'est pas suggéré de devancer leurs interrogations.
Parmi toute la gamme de réactions que l'on peut observer au sein de la famille pendant la période des recherches intensives, c'est l'espoir de retrouver l'enfant vivant qui prime généralement. On voit donc très souvent les parents s'accrocher à une idée telle que la fugue, mais l'idée de la mort traverse inévitablement les esprits. Plus le temps passe, plus l'espoir diminue et plus l'éventualité d'un décès devient présente.
Pendant cette période, les proches qui veulent aider la famille doivent se diviser la tâche en fonction de ses besoins réels. Certains voudront participer aux recherches, une personne restera auprès du parent qui attend les nouvelles à la maison alors que d'autres offriront une aide pratique comme la préparation de repas. Dans tous les cas, cependant, les membres de la famille ont surtout besoin d'être écoutés sans être jugés.
Source: Diane Duchaine, psychologue, Directrice du Carrefour professionnel familial (Anjou).
Parmi toute la gamme de réactions que l'on peut observer au sein de la famille pendant la période des recherches intensives, c'est l'espoir de retrouver l'enfant vivant qui prime généralement. On voit donc très souvent les parents s'accrocher à une idée telle que la fugue, mais l'idée de la mort traverse inévitablement les esprits. Plus le temps passe, plus l'espoir diminue et plus l'éventualité d'un décès devient présente.
Pendant cette période, les proches qui veulent aider la famille doivent se diviser la tâche en fonction de ses besoins réels. Certains voudront participer aux recherches, une personne restera auprès du parent qui attend les nouvelles à la maison alors que d'autres offriront une aide pratique comme la préparation de repas. Dans tous les cas, cependant, les membres de la famille ont surtout besoin d'être écoutés sans être jugés.
Source: Diane Duchaine, psychologue, Directrice du Carrefour professionnel familial (Anjou).
