La tradition grecque orthodoxe semblable à celle de l'église catholique romaine (suite)
Les désaccords entre le Patriarche de
Constantinople et celui de Rome (devenu Pape) ont commencé vers 692 et
concernaient des points de doctrine. En 1053, l'Église d'Orient se
soustrayait définitivement à l'autorité du Pape, qu'elle continue de
considérer comme Premier Évêque de la chrétienté et Patriarche
d'Occident, mais à qui elle ne reconnaît plus aucune autorité
administrative. C'est en 1837 que l'Église d'Orient prit son nom
actuel: l'Église orthodoxe.
Ce petit résumé de l'histoire de l'Église orthodoxe nous permet de comprendre qu'il existe de grandes similitudes entre les rites funéraires des Grecs orthodoxes et ceux des Québécois catholiques.
En Grèce, le corps est exposé deux jours seulement, généralement dans un salon funéraire (sauf dans les petits villages, où il arrive encore que le corps soit exposé à la maison ou dans l'église locale). Ici, l'exposition pourra durer plus longtemps, selon les souhaits de la famille.
Les Grecs marquent le deuil en portant des vêtements noirs tandis que les prêtres orthodoxes, eux, portent du blanc - symbole de la libération de l'âme. La durée du deuil et le temps qui doit s'écouler avant le remariage du conjoint devenu veuf sont variables et ne sont pas prescrits par l'Église orthodoxe. Chaque personne en décide librement, selon les sentiments véritables qu'elle éprouvait à l'égard du mort.
Les Grecs expriment leur douleur par des pleurs et parfois par des cris. Mais pour eux, la mort est une réalité de la vie. Le décès d'une personne âgée est considéré avec philosophie : il ou elle a vécu sa vie.
Avant les funérailles, le prêtre rendra visite à la famille et récitera avec eux le trisagion, une courte prière. Le service funéraire lui-même se déroule à l'Église et dure environ 30 minutes, après quoi tout le monde se rend au cimetière pour l'enterrement. En effet, la crémation est interdite par l'Église grecque orthodoxe.
Après l'enterrement, les amis et la famille se réunissent et l'on sert du café, du cognac et quelques aliments. Bien entendu, le prêtre est invité à cette petite réception qui peut aussi prendre la forme d'un repas. Selon la tradition, le plat principal est alors constitué de poisson (qui ne contient pas de sang).
En général, les Québécois d'origine grecque se font inhumer au Québec, à moins, par exemple, que la personne ait exprimé dans son testament le vœu d'être inhumée en Grèce, ce qui peut se produire lorsqu'un conjoint, décédé avant l'immigration, repose déjà dans la mère patrie.
Les Québécois d'origine grecque sont suffisamment nombreux au Québec pour avoir leurs propres églises. Dans la grande région de Montréal, par exemple, on compte plus d'une dizaine d'églises grecques orthodoxes où les rites sont célébrés en grec.
Par Marie-Andrée Dionne (1994).
Source : Rév. Vasilios Tsaprailis, St.Nicholas Greek Orthodox Church.
Ce petit résumé de l'histoire de l'Église orthodoxe nous permet de comprendre qu'il existe de grandes similitudes entre les rites funéraires des Grecs orthodoxes et ceux des Québécois catholiques.
En Grèce, le corps est exposé deux jours seulement, généralement dans un salon funéraire (sauf dans les petits villages, où il arrive encore que le corps soit exposé à la maison ou dans l'église locale). Ici, l'exposition pourra durer plus longtemps, selon les souhaits de la famille.
Les Grecs marquent le deuil en portant des vêtements noirs tandis que les prêtres orthodoxes, eux, portent du blanc - symbole de la libération de l'âme. La durée du deuil et le temps qui doit s'écouler avant le remariage du conjoint devenu veuf sont variables et ne sont pas prescrits par l'Église orthodoxe. Chaque personne en décide librement, selon les sentiments véritables qu'elle éprouvait à l'égard du mort.
Les Grecs expriment leur douleur par des pleurs et parfois par des cris. Mais pour eux, la mort est une réalité de la vie. Le décès d'une personne âgée est considéré avec philosophie : il ou elle a vécu sa vie.
Avant les funérailles, le prêtre rendra visite à la famille et récitera avec eux le trisagion, une courte prière. Le service funéraire lui-même se déroule à l'Église et dure environ 30 minutes, après quoi tout le monde se rend au cimetière pour l'enterrement. En effet, la crémation est interdite par l'Église grecque orthodoxe.
Après l'enterrement, les amis et la famille se réunissent et l'on sert du café, du cognac et quelques aliments. Bien entendu, le prêtre est invité à cette petite réception qui peut aussi prendre la forme d'un repas. Selon la tradition, le plat principal est alors constitué de poisson (qui ne contient pas de sang).
En général, les Québécois d'origine grecque se font inhumer au Québec, à moins, par exemple, que la personne ait exprimé dans son testament le vœu d'être inhumée en Grèce, ce qui peut se produire lorsqu'un conjoint, décédé avant l'immigration, repose déjà dans la mère patrie.
Les Québécois d'origine grecque sont suffisamment nombreux au Québec pour avoir leurs propres églises. Dans la grande région de Montréal, par exemple, on compte plus d'une dizaine d'églises grecques orthodoxes où les rites sont célébrés en grec.
Par Marie-Andrée Dionne (1994).
Source : Rév. Vasilios Tsaprailis, St.Nicholas Greek Orthodox Church.
