Les traditions funéraires
 La tradition québécoise en mutation

Jusqu'à tout récemment, dans le contexte d'une société catholique pratiquante, il allait de soi qu'une personne décédée reçoive les derniers hommages selon les préceptes de l'Église, lesquels formaient l'essentiel de la tradition québécoise francophone.

En effet, il y avait alors presque automatiquement une exposition du corps en chapelle ardente. Celle-ci se faisait jadis généralement à la maison du défunt puis, de plus en plus souvent et finalement exclusivement, au salon funéraire. Cette exposition était suivie d'un service funéraire religieux à l'église, puis le cortège funèbre se dirigeait, suivant le corbillard, jusqu'au cimetière où avait lieu l'inhumation. Une telle cérémonie est encore très répandue même si la messe des morts est souvent remplacée par une absoute ou par une liturgie de la parole. Si bon nombre de Québécois francophones sont restés attachés à cette tradition, de plus en plus nombreux sont ceux qui optent pour la crémation.

Lire la suite
  urne.jpg Dans la majorité des cas,
l'option retenue par les Québécois francophones est celle
de la crémation, avec inhumation
des cendres en terre ou dans
une niche d'un colombarium.