La tradition québécoise en mutation (suite)
Même si la crémation existe depuis fort longtemps dans l'histoire de
l'humanité, ce n'est que vers les années 1900 qu'elle fait son
apparition au Canada. Depuis 1963, date à laquelle l'Église catholique
reconnaît ce mode de disposition des défunts après la célébration à
l'église, la proportion des familles qui optent pour l'inhumation
traditionnelle diminue graduellement. Au Repos Saint-François d'Assise,
40 % des familles optent encore pour l'inhumation des corps en terre et
5 %, pour l'inhumation des dépouilles dans les enfeus des mausolées.
C'est donc dire que dans 55 % des cas, l'option retenue est celle de la
crémation, avec inhumation des cendres en terre ou dans une niche d'un
columbarium. Depuis 1985, les évêques du Canada peuvent aussi autoriser
dans l'église des funérailles complètes avec Eucharistie, en présence
d'une urne cinéraire contenant les cendres de la personne décédée.
Ce sont donc ces changements majeurs dans les préceptes de l'Église catholique qui permettent cette mutation dans les mœurs funéraires que l'on est en train de connaître et qui prendra de plus en plus d'ampleur.
Les Québécois francophones de souche sont aussi moins démonstratifs dans l'expression de leur deuil que les Québécois d'origines ethniques diverses, dont les manifestations sont souvent plus visibles. Le deuil se vit davantage en privé. Jusque dans les années 60, on portait généralement le deuil, suivi d'un demi-deuil, pendant un an après le décès d'un proche parent. Cette pratique a presque totalement disparu sauf, peut-être, pour les personnes plus âgées.
L'habitude de rendre visite au défunt au cimetière et de fleurir sa tombe perdure dans la période qui suit le décès. Puis, les visites deviennent moins fréquentes ; quelques fêtes sont encore soulignées : Pâques, la fête des mères et la fête des pères, le 1er novembre, la date anniversaire du décès. Par contre, il est encore d'usage de faire régulièrement chanter des messes à la mémoire du défunt. Mais on peut dire malgré tout que les Québécois francophones célèbrent le souvenir de leurs morts dans l'intimité familiale.
Par Agnès Baume (1992), mis à jour par Hugette Giard (1997).
Source: Le repos Saint-François d'Assise.
Ce sont donc ces changements majeurs dans les préceptes de l'Église catholique qui permettent cette mutation dans les mœurs funéraires que l'on est en train de connaître et qui prendra de plus en plus d'ampleur.
Les Québécois francophones de souche sont aussi moins démonstratifs dans l'expression de leur deuil que les Québécois d'origines ethniques diverses, dont les manifestations sont souvent plus visibles. Le deuil se vit davantage en privé. Jusque dans les années 60, on portait généralement le deuil, suivi d'un demi-deuil, pendant un an après le décès d'un proche parent. Cette pratique a presque totalement disparu sauf, peut-être, pour les personnes plus âgées.
L'habitude de rendre visite au défunt au cimetière et de fleurir sa tombe perdure dans la période qui suit le décès. Puis, les visites deviennent moins fréquentes ; quelques fêtes sont encore soulignées : Pâques, la fête des mères et la fête des pères, le 1er novembre, la date anniversaire du décès. Par contre, il est encore d'usage de faire régulièrement chanter des messes à la mémoire du défunt. Mais on peut dire malgré tout que les Québécois francophones célèbrent le souvenir de leurs morts dans l'intimité familiale.
Par Agnès Baume (1992), mis à jour par Hugette Giard (1997).
Source: Le repos Saint-François d'Assise.
