La tradition sikhe empreinte de paix et de sérénité (suite)
Au chevet d'un des leurs, les proches se consolent en lisant le
Sukhmani Sahib, c'est-à-dire le psaume de la paix. Lorsque la mort
survient, l'atmosphère quelque peu feutrée qui s'est installée est
préservée et plutôt que de manifester leur peine par des cris, des
pleurs ou des lamentations, les Sikhs répètent en cœur le nom de Wahe
Guru, le grand Seigneur.
Les rituels funéraires
Chez les Sikhs, les rituels sont les mêmes pour tous, quels que soient l'âge et le sexe de la personne décédée.
C'est en écoutant des enregistrements de chansons tirées du Granth Sahib ou en lisant le livre du cinquième Guru que l'on procède à la préparation du corps. C'est donc encore dans le calme, et le plus tôt possible après le décès, que la dépouille est lavée, puis entièrement vêtue de ses plus beaux habits. Ses cheveux sont peignés et nattés et si le défunt est un homme, sa tête est coiffée d'un turban.
Les coutumes sikhes veulent que les corps soient incinérés. En cas d'impossibilité - si un décès survient en mer, par exemple -, il sera admis que la dépouille soit jetée à la mer ou dans un fleuve. Cependant, elle ne sera jamais ensevelie.
En Inde, avant la crémation, le corps est posé sur un lit de bambous près de la maison, où les proches sont réunis pour prononcer une prière appelée Ardraas. Le corps est ensuite transporté au Gurdwara (temple) le plus proche où l'on prononce une autre prière après laquelle la dépouille est amenée directement à l'endroit choisi pour l'incinération. Au Québec, le corps est transporté jusqu'au temple sikh dans un cercueil. Après la prière d'usage, le cortège se dirige vers un crématorium.
Arrivés sur les lieux, les proches écoutent la Kirtan Sohilla, une sorte d'ode à la paix que chacun lit avant de s'endormir, puis ils récitent une dernière prière. C'est au plus vieux des fils qu'il revient d'allumer le feu - à l'aide d'un flambeau si la cérémonie se déroule en Inde, ou en appuyant sur le bouton électrique du crématorium si celle-ci a lieu au Québec. Les cendres seront dispersées au vent ou déposées dans l'eau, ce qui implique qu'il n'y a pas de lieu de sépulture.
Avant de rentrer chez elles, les personnes présentes à la cérémonie se rassemblent à nouveau au temple pour une dernière récitation de prières.
La période du grand deuil
Pendant le grand deuil, les proches sont invités à la maison du défunt ou au temple, pour assister à la lecture intégrale et continue du Guru Granth, laquelle s'échelonne sur une période de quelques jours. Au terme de cette lecture, l'assemblée se réunit autour d'un repas qui marque la fin du grand deuil.
Par Huguette Giard (1997).
Source: Harchand Singh Shinhat, membre de la communauté sikhe du Québec et membre de la Fondation Bharat Bhavan (Maison de l'Inde).
Les rituels funéraires
Chez les Sikhs, les rituels sont les mêmes pour tous, quels que soient l'âge et le sexe de la personne décédée.
C'est en écoutant des enregistrements de chansons tirées du Granth Sahib ou en lisant le livre du cinquième Guru que l'on procède à la préparation du corps. C'est donc encore dans le calme, et le plus tôt possible après le décès, que la dépouille est lavée, puis entièrement vêtue de ses plus beaux habits. Ses cheveux sont peignés et nattés et si le défunt est un homme, sa tête est coiffée d'un turban.
Les coutumes sikhes veulent que les corps soient incinérés. En cas d'impossibilité - si un décès survient en mer, par exemple -, il sera admis que la dépouille soit jetée à la mer ou dans un fleuve. Cependant, elle ne sera jamais ensevelie.
En Inde, avant la crémation, le corps est posé sur un lit de bambous près de la maison, où les proches sont réunis pour prononcer une prière appelée Ardraas. Le corps est ensuite transporté au Gurdwara (temple) le plus proche où l'on prononce une autre prière après laquelle la dépouille est amenée directement à l'endroit choisi pour l'incinération. Au Québec, le corps est transporté jusqu'au temple sikh dans un cercueil. Après la prière d'usage, le cortège se dirige vers un crématorium.
Arrivés sur les lieux, les proches écoutent la Kirtan Sohilla, une sorte d'ode à la paix que chacun lit avant de s'endormir, puis ils récitent une dernière prière. C'est au plus vieux des fils qu'il revient d'allumer le feu - à l'aide d'un flambeau si la cérémonie se déroule en Inde, ou en appuyant sur le bouton électrique du crématorium si celle-ci a lieu au Québec. Les cendres seront dispersées au vent ou déposées dans l'eau, ce qui implique qu'il n'y a pas de lieu de sépulture.
Avant de rentrer chez elles, les personnes présentes à la cérémonie se rassemblent à nouveau au temple pour une dernière récitation de prières.
La période du grand deuil
Pendant le grand deuil, les proches sont invités à la maison du défunt ou au temple, pour assister à la lecture intégrale et continue du Guru Granth, laquelle s'échelonne sur une période de quelques jours. Au terme de cette lecture, l'assemblée se réunit autour d'un repas qui marque la fin du grand deuil.
Par Huguette Giard (1997).
Source: Harchand Singh Shinhat, membre de la communauté sikhe du Québec et membre de la Fondation Bharat Bhavan (Maison de l'Inde).
