La tradition vietnamienne respectueuse de la famille et des aînés (suite)
Ainsi, qu'ils soient bouddhistes ou catholiques, le
fondement culturel des Vietnamiens est la famille élargie, voire même
le clan. Le chef de clan y exerce une autorité incontestée et tous les
membres de la famille lui vouent un grand respect. Le respect des
aînés, parents et grands-parents, implique une foule de préceptes qui
règlent la vie quotidienne.
Dans ce contexte, le décès d'un chef de clan, d'un parent ou d'un grand-parent paternel commande un deuil qui peut durer jusqu'à trois ans et durant lequel fiançailles et mariages ne pourront être célébrés dans la famille. Le blanc est la couleur du deuil chez les Vietnamiens, comme chez la plupart des peuples d'Extrême-Orient.
Chez les catholiques, les traditions funéraires ressemblent beaucoup aux traditions québécoises. Cérémonie religieuse et inhumation traditionnelle sont de mise. Les personnes décédées sont inhumées avec leurs bijoux et leurs plus beaux vêtements. L'exposition du corps qui, au Vietnam, a lieu au domicile de la personne décédée, se fait ici à la résidence funéraire. Le souvenir de la personne décédée est commémoré à chaque date anniversaire de son décès par une messe et une réunion familiale.
Chez les bouddhistes, la personne décédée entreprend un «voyage au-delà des sources jaunes». Les cérémonies doivent l'aider à réaliser ce voyage et démontrer le respect des membres de sa famille. Traditionnellement, c'était le prêtre bouddhiste qui déterminait, en étudiant l'horoscope, une date bénéfique pour l'enterrement. L'étude des astres déterminait aussi le lieu de l'inhumation et la direction de la tombe par rapport aux points cardinaux quand le site de la sépulture pouvait être choisi sur les terres ancestrales.
Cette coutume n'est pas toujours facile à respecter dans un contexte nord-américain. Par contre, les cérémonies peuvent avoir lieu à la pagode. Il en existe deux dans la région de Montréal. La cérémonie principale a lieu trois jours après les funérailles et a pour but de délivrer de la terre l'esprit de la personne décédée et de lui fournir ce dont elle a besoin pour son voyage dans l'au-delà. Lors de cette cérémonie, on brûle des vêtements, des maisons de papier, de la fausse monnaie qui rejoignent l'esprit du défunt sous forme de fumée. On fait aussi des offrandes de riz, de légumes et de fruits et on allume cierges rouges et encens.
Pour perpétuer le souvenir des personnes décédées, les bouddhistes érigent un « autel des ancêtres » dans leur foyer. Devant cet autel, cierges et encens brûlent en permanence et on renouvelle fréquemment les offrandes de nourriture. De plus, une cérémonie semblable à celle du «troisième jour» a lieu chaque année à la date anniversaire du décès.
La crémation est très peu répandue chez les Vietnamiens, mais le respect des ancêtres est si grand que plusieurs y ont procédé pour pouvoir emporter les cendres de leurs parents en quittant le Vietnam. Dans un cimetière comme ceux que nous avons au Québec, les Vietnamiens voudront être regroupés par familles ou par villages. C'est pour cette raison qu'une section du cimetière Le repos Saint-François d'Assise est réservée aux familles vietnamiennes, où celles-ci rendent fréquemment visite à leurs morts et fleurissent régulièrement leur tombe ou y déposent encens et nourriture. Esprit de clan et respect des ancêtres sont des traditions vivaces chez les Vietnamiens.
Par Agnès Baume (1992), mis à jour par Hugette Giard (1997).
Source: Mme Ho Bich-Ah.
Dans ce contexte, le décès d'un chef de clan, d'un parent ou d'un grand-parent paternel commande un deuil qui peut durer jusqu'à trois ans et durant lequel fiançailles et mariages ne pourront être célébrés dans la famille. Le blanc est la couleur du deuil chez les Vietnamiens, comme chez la plupart des peuples d'Extrême-Orient.
Chez les catholiques, les traditions funéraires ressemblent beaucoup aux traditions québécoises. Cérémonie religieuse et inhumation traditionnelle sont de mise. Les personnes décédées sont inhumées avec leurs bijoux et leurs plus beaux vêtements. L'exposition du corps qui, au Vietnam, a lieu au domicile de la personne décédée, se fait ici à la résidence funéraire. Le souvenir de la personne décédée est commémoré à chaque date anniversaire de son décès par une messe et une réunion familiale.
Chez les bouddhistes, la personne décédée entreprend un «voyage au-delà des sources jaunes». Les cérémonies doivent l'aider à réaliser ce voyage et démontrer le respect des membres de sa famille. Traditionnellement, c'était le prêtre bouddhiste qui déterminait, en étudiant l'horoscope, une date bénéfique pour l'enterrement. L'étude des astres déterminait aussi le lieu de l'inhumation et la direction de la tombe par rapport aux points cardinaux quand le site de la sépulture pouvait être choisi sur les terres ancestrales.
Cette coutume n'est pas toujours facile à respecter dans un contexte nord-américain. Par contre, les cérémonies peuvent avoir lieu à la pagode. Il en existe deux dans la région de Montréal. La cérémonie principale a lieu trois jours après les funérailles et a pour but de délivrer de la terre l'esprit de la personne décédée et de lui fournir ce dont elle a besoin pour son voyage dans l'au-delà. Lors de cette cérémonie, on brûle des vêtements, des maisons de papier, de la fausse monnaie qui rejoignent l'esprit du défunt sous forme de fumée. On fait aussi des offrandes de riz, de légumes et de fruits et on allume cierges rouges et encens.
Pour perpétuer le souvenir des personnes décédées, les bouddhistes érigent un « autel des ancêtres » dans leur foyer. Devant cet autel, cierges et encens brûlent en permanence et on renouvelle fréquemment les offrandes de nourriture. De plus, une cérémonie semblable à celle du «troisième jour» a lieu chaque année à la date anniversaire du décès.
La crémation est très peu répandue chez les Vietnamiens, mais le respect des ancêtres est si grand que plusieurs y ont procédé pour pouvoir emporter les cendres de leurs parents en quittant le Vietnam. Dans un cimetière comme ceux que nous avons au Québec, les Vietnamiens voudront être regroupés par familles ou par villages. C'est pour cette raison qu'une section du cimetière Le repos Saint-François d'Assise est réservée aux familles vietnamiennes, où celles-ci rendent fréquemment visite à leurs morts et fleurissent régulièrement leur tombe ou y déposent encens et nourriture. Esprit de clan et respect des ancêtres sont des traditions vivaces chez les Vietnamiens.
Par Agnès Baume (1992), mis à jour par Hugette Giard (1997).
Source: Mme Ho Bich-Ah.
